En regardant dans mes quelques archives prévues pour ce blog, j'ai retrouvé quelques dessins qui, je le pense, devront plaire à certains. Il s'agit de deux dessinateurs, mêlant des éléments modernes, voire futuristes, avec un univers presque contemporain (siècle dernier).
Il ressort de ces œuvres des atmosphères assez particulières laissant libre cours à l'imagination cinématographique ou musicale.
N'hésitez pas à aller voir sur leur site respectif pour plus d'illustrations. Pour terminer, voici un groupe de rock progressif des années 70, qui a surement inspiré de nombreux artistes actuels tel que First Aid Kit, notamment dans leur façon de chanter qui revient à la mode. Le titre Mother Russia, irait à mon sens, très bien pour un James Bond.
Nous l'avons vu le mois dernier, la tendance générale dans la musique FM est de revenir aux sonorités des années 80. Cela demande souvent beaucoup de post-production, d'instruments virtuels, et de bidouillages électroniques. Même si je qualifierais certains de réels musiciens, artistes etc, il est bon de retrouver la simplicité d'un morceau purement acoustique. Après tout, n'importe quel tube, qu'il soit électro, rap, métal, rock, jazz, doit pouvoir se tenir parfaitement et sonner avec un simple duo guitare/voix ou piano/voix.
Voici donc quelques petites découvertes récentes. La première s'appelle Billie Marteen, une petite de 14 ans. Sa manière de chanter s'inscrit dans la mouvance actuelle du style, avec des accents à la first aid kit, mais elle n'en fait pas des tonnes, et ma foi, ça passe plutôt bien !
Skinny Living maintenant. Groupe du nord de l'Angleterre. Un brin cliché des groupes anglais beaux gosses en pull de laine, mais on peut noter une bonne maîtrise vocale et, ici également, sans en faire démonstration.
Je regrette juste le peu de place, dans cette session acoustique, laissé au violoncelle. En effet, d'autres arrangements auraient permis à cet instrument un rôle tout autre que de simples nappes de remplissage et auraient alors permis de donner plus de dimension au titre. Mais bon, je suis pénible.
Je n’écoute plus la radio.
Uniquement lorsque c’est elle qui vient m’agresser les oreilles. Lorsque je suis forcé de subir ses assauts, c'est surtout dans les magasins,
grandes surfaces ou encore dans les rues que cela se passe. J’ai alors l’impression d’entendre les mêmes choses qu’il y a un, deux, trois...dix ans.
Mêmes accords, mêmes mélodies de chant, mais paroles et chanteurs différents. Prenez par exemple Rolling in the deep de la « chanteuse » Adèle et chantez sur le refrain « Crazy » de Gnarls Barkley. Oh, ca marche.
Au foyer, nous ne sommes pas épargnés. Même si les personnes y vivant écoutent beaucoup de vieilles chansons (Claude François, Joe Dassin, Jean Jacques Goldman), les nouveautés du genre Katie Perry et consorts, Maitre Gims et les derniers tubes de Patrick Sebastien arrivent à passer les mailles du filet. Les vieilles ringardises (et non je n'ai pas mis Claude François dans les ringardises car musicalement ça reste bien fichu), Hervé Villard, Image, Modern Talking, parviennent aussi à se tailler une bonne part du gâteau. Avec certains enchaînements, je peux me croire à un mariage trad-trad, avec du alphaville, indochine parsemés de titres clubs du moment.
Je tiens à préciser que le bureau de l'équipe donne directement sur la seule et unique salle commune pour tous les résidents. Lieu de tentions, de disputes. Imaginez vous: une seule télé ou grand écran et une seule chaine hifi pour 40... Heureusement ils ont tous dans leur chambre ce qu'il faut, mais avez vous envie de passer tous vos temps en dehors de vos activités dans 12m²?
Il est assez difficile de travailler en écoutant de la musique, mais tenter de rédiger un courrier pour une tutelle, passer un coup de téléphone à une famille ou en service psy avec, à coté, "il faiiiiiiiit chauuuuuuuuuuuuuud " de Patrick Sébastien, ou pire, "Stop, où est mon destop, j'ai repeint mes ch**ttes" de Maitre Gims relève du défi.
De temps à autre, une "musique" démarre, et il me semble alors reconnaître un gimmick, un leitmotiv d'un vieux hit d’euro-dance, ou des années 80. Pourtant, le reste est très différent.
De fait, la tendance actuelle (depuis quelques années déjà), c’est de revenir aux années 80. Une timide tentative a été faite dans le secteur stylistique vestimentaire, mais, bizarrement, cette initiative n'a pris que dans certains milieux.
En musique, les plus flemmards, (Madonna, Rihanna
qui repompe tout ses airs ailleurs, Florida...) utiliseront des samples déjà tout
fait d’anciens tubes de cette époque. Ils comptent ainsi sur le coté nostalgique des
moins jeunes d’entre nous connaissant l’original ainsi que l’inculture crasse
des nouvelles générations qui y verront un nouveau tube imparable démontrant le
talent de leur artiste préféré.
Petits exemples:
La reine du vol musical :
(Vous aurez reconnu l'instrumental d'une reprise déjà célèbre de Gloria Jones par Soft Cell, Tainted Love)
Pour ceux qui travaillent un peu plus,
vous avez Bruno Mars qui semble réarranger du Police, Michael Jackson ou Earth Wind and
Fire,voire Jamiroquai en permanence avec des titres qui nous rappellent tous quelque chose. Toutefois, ils ont peut
être l’originalité d’être de nouvelles compositions. On est d’accord, ça reste
de la soupe.
Dans ceux qui se creusent un peu
plus la soupière, la tendance est également la même. A savoir un retour aux
sonorités eigthies mais avec un souci de modernité et d’originalité. Kavinsky avec son titre Nightcall qui n’est pas sans rappeler le titre Fade to
Grey de Visage, du moins dans l'atmosphère qui s'en dégage, en est un exemple :
Le son est un petit plus "puissant" mais il est aussi d'actualité de gonfler toutes les prods pour donner un coté lourd et percutant. Ce procédé, j'en parlerai dans un autre article.
Voici également un petit groupe
écossais, Chvrches, qui fleure bon cette époque fluo, mais avec une certaine
fraicheur. Je vous conseille d’ailleurs leur album qui, malgré un manque de
souffle dans sa deuxième partie, recèle quelques très bons morceaux :
Si ces petits là passent près de chez vous, foncez les voir !
Voilà je vous dis à très bientôt pour un nouvel article, bon mois d'Août à vous.
Chers amis, me voici dorénavant avec une connexion internet stable et rapide. En effet depuis plusieurs mois, je ne captais plus aucun hotspot, j'ai donc franchi le pas en m'offrant un abonnement comme tout à chacun.
A très vite donc, car cette absence m'a laissé le temps de cogiter sur pas mal de sujets d'articles.
Ceux qui me connaissent
le savent. Je suis un psychomaniaque lorsqu’il s’agit des instruments que
j’achète. Du moins au début. La moindre rayure, le moindre micro signe de
détérioration me rend malade. Le temps faisant, je laisse ces signes normaux
d’utilisation s’installer tout en essayant bien sur d’éviter les dommages
impactant sur l’esthétique de manière trop voyante, ou pire, sur le son.
Après tout, ces traces
sont preuves d’un instrument qui vit, qui est utilisé, travaillé : le
vernis qui s’en va à cause du jeu au médiator ou de l’appui de
l’avant bras sur la table. Les micros rayures au dos dues aux frottements
contre les vêtements, ceinture et autres. Un coin de bureau un peu fourbe, une
agression par un autre instrument d’un de vos bandmates car la salle de
répète ou la scène est trop petite et voilà un nouveau pet sur la tranche de
votre biniou…. Vernis qui se terni ou s’efface au dos du manche, traces de jeu
sur les frettes valent mieux que poussière accumulée sur un instrument qui
reste dans un coin de votre chambre.
Quelques années plus
tard, ces stigmates sont autant de souvenirs des moments passés avec votre guitare
(ou autre). Vous regarderez alors fièrement votre instrument : Hiver 73,
salle chauffée à la sueur, deux heures de concert, la sangle qui lâche et vlan, la guitare par terre… J’ai fini le morceau un demi ton en dessus de la basse,
mais the show must go on et rock’n roll avant tout.
Eté 89, concert en
plein air, un coup de vent et mon ampli qui tombe en plein set… une chance les
lampes n’ont rien, mais ma tète Marshall Xb12 à compresseurs analogiques aura
gagné une belle balafre et deux potards en moins dans cette bataille estivale.
Vous l’aurez compris,
un instrument doit vivre. Certes, plus vous en prendrez soin, plus il durera,
mais il y a certaines choses inévitables qui rendront cet instrument unique,
cher à vos yeux. Vous aurez ensemble une histoire. Et puis après tout, un petit
tour chez le luthier pour les travaux de maintenance régulière ou en cas de
gros pépins allongera votre idylle.
(avancez directement à 1:10) Dans ce cas là, un luthier aura du mal...
Il arrive parfois, lors de mes promenades dans des magasins de musique, que certains
modèles « uniques » ou en exemplaires limités, ornent l’espace
guitares: « Gibson Slash Relic », « Eric Clapton Stratocastère,
10 exemplaires dans le monde »... Les dits instruments, au prix exorbitants
absolument injustifiés, tiraient souvent un peu la tronche. Fatiguées les
guitounes. Serait-ce réellement le modèle joué par l'artiste en question, tiré de sa collection personnelle?
Il s’avère en fait que
ces guitares ont été vieillies artificiellement. Ce sont des vieilles neuves.
Ou des neuves vielles. Le procédé est simple. Les fabricants prennent un modèle
standard ou alors un modèle signature (c'est-à-dire construit selon les
spécifications d’un artiste, puis commercialisé en série). Puis de ce modèle
standard, ils s’amusent à le vieillir à l’aide de chalumeau, de coups de
tournevis, de ponceuse.
Ils s’attaquent à des
parties bien précises : celles qui subissent les assauts répétés du jeu du
musicien, ou des roadies plus ou moins vigilants pour arriver à un
résultat : avoir une guitare qui donne l’impression d’avoir été jouée
pendant des années, avec au compteur, des milliers d’heures de gammes, de riffs
de légende, de concerts, de backstage, de studio. Tout cela pour la modique
somme de cinq cent targedareuhdixneuf francs !
Vous pouvez même,
certains le font, demander à un luthier, à un ami fêlé, ou par vos propres soin,
veillir votre guitare… Cette mode s’appelle le relicing, de relic in English,
Relique. Il est donc possible de reliquer (prononcez bien) votre cher
instrument. Enlevez du vernis sur la tranche de la guitare, faites des pets ici
et là sur les échancrures de la guitare, sur la tête, bref sur les zones
exposées et voilà, vous aurez une guitare qui aura l’air d’avoir un vécu, une
histoire.
Personnellement je n’y
vois aucun intérêt. Hormis le fait que j'ai du mal à accepter un micro pet sur ma guitare, je peine à comprendre objectivement la démarche, (comme je n'ai jamais compris les kékés mettant des autocollants pour faire rebelle). Ne parlons pas d’acheter un modèle « artiste »
vieilli (la guitare hein !).
Déjà que le modèle signature standard sera souvent hors de prix, quel intérêt alors
de vouloir mettre des ronds en plus dans une guitare que vous préservez du coup
de toute agression au vue de ce qu'elle vous a coûtée? Et puis vous
n’êtes pas cet artiste…ce n’est pas vous qui avez fait tout ça. Ce n’est même
pas lui car il ne s’agit pas d’un de ses
modèles perso ! Comme je l’ai dit plus
haut, ces « marques d’usures » doivent faire partie de votre parcours, de votre histoire musicale, comme un baroudeur aime montrer ses cicatrices. Qui irait
se faire faire des cicatrices chez un chirurgien pour avoir l’air d’avoir fait
des trucs ! De surcroît c'est irrespectueux du travail du luthier qui a passé du temps pour fabriquer l'instrument et ce même s'il s'agit d'un modèle de série fabriqué à des milliers d'exemplaires !
Voici un exemple de
relicing, sur une PRS. Sachez que ces guitares valent, s’il ne s’agit pas des
modèles SE (plus cheap pour petits budgets), minimum 1400€ à l’argus et dépassent souvent la barre des 3000€ en
neuf. En plus le résultat est laid.
Aujourd'hui voici quelques découvertes musicales. Certaines datent un peu, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de les partager avec tous. Il y en aura, je l'espère, pour tous les goûts.
On commence par une petite bassiste (et oui, ca se vérifie toujours, souvenez vous) du nom de Marta Altesa. La voici avec une reprise de Time Won't Wait des maîtres du groove: Jamiroquai. En espérant que cela fasse taire ceux qui pensent que la basse ne sert à rien.
On continue avec un morceau d'électro (complètement glucose) avec des sons bien 80's qui vous replongeront dans des atmosphères de fin de soirées ou les yeux commencent à se fermer pendant que les quelques survivants trouveront encore la force de faire chauffer le dance floor.
Un hit, que je ne connaissais pas, et oui, il s'agit de Bill Withers. Chanteur américain des 70's, dans un registre soul, rythm and blues.
On fait un bon dans le présent avec un titre qui fleure pourtant bon les années 80. Il s'agit du dernier single du groupe Brother Firetribe, side project d'Emppu Vuorinen, guitariste du groupe Nightwish. Il est à noter d'ailleurs, pour ceux qui n'aurait pas suivi, que Nightwish a enfin balargué sa chanteuse Anette Olzon (elle même remplaçante de l'immense Tarja Turunen), qui vocalement n'arrivait à rien, pour intégrer l'ancienne frontwoman d'After Forever, Floor Jansen...c'est le jour et la nuit tant au niveau vocal, que présence scénique. Revenons au projet du nain blond, même s'il n'a rien d'original, ce titre s'écoute comme on déguste un bon royal bacon de chez Mcdo ! Enfilez vos pantalons moulants et votre perruque peroxydée !
Enfin un petit groupe qui a déjà dix ans : Band of Horses. Un univers assez planant comme je les aime et une voix avec quelques accents supertrampiens qui rajoute à l'atmosphère aérienne de l'ensemble.
Bonne écoute à vous et à bientôt pour de nouvelles aventures !
Me penchant parfois sur le contexte d'écriture de certains "tubes", j'ai par hasard regardé celui de la chanson The Trooper du groupe de heavy metal britannique Iron Maiden. Sortie il y a trente ans sur l'album Piece of Mind, ce morceau est devenu un incontournable du groupe, immédiatement identifiable par son riff d'introduction rentré dans l'histoire de la guitare.
J'invite ceux qui ne connaissent pas cette chanson à aller jeter une oreille dessus, car même si ce n'est pas votre tasse de thé (so british pourtant), cela fait partie du patrimoine musical mondial.
Pourquoi parler de ce titre, que beaucoup d'entre vous connaissent, et qui franchement ne serait pas gage d’originalité si je prétendais vous le faire découvrir, musicalement du moins. Vous êtes déçus, mais promis, vont venir des jours avec des petites trouvailles amusantes.
Voilà, figurez-vous que ce titre a été inspiré par un poème de Lord Tennyson (Alfred de son petit nom) sur la bataille de Balaklava (octobre 1854) durant la guerre de Crimée. Guerre de Crimée (1853-1856) où une coalition franco, britisho, turquo, piemonto sardaignoise se mit sur le nez avec la Russie.... Première guerre moderne pour les historiens du fait de l'apparition de nouvelles armes et stratégies (naissance des cuirassés notamment).
Durant cette fameuse bataille, une brigade légère de cavaliers britanniques va charger des canons russes. A cause d'un léger couac, les infos qui arrivent au major général Lord Cardigan semblent confuses lors du lancement de l'attaque et le détachement va alors manger chaud durant sa charge. Il paraîtrait que cette fameuse charge de la brigade légère, deviendra un cas d'école dans les centres de formation militaire.
J'ai trouvé cela "amusant" de voir que 160 ans plus tard, avec, à peu de choses près, les mêmes protagonistes (qui a dit "les mêmes fouteurs de m****"), c'est encore le bazar dans cette région. Ok la tactique est différente, plus sournoise, mais bon, ça va bien finir par se terminer comme ça :
Nota: imaginez un groupe hexagonal (oui, un groupe à 6 cotés), dont le chanteur brandirait un drapeau français, en uniforme de fantassin, chantant une chanson à la gloire d'une charge héroïque de l'armée...pas sur que ca plaise à tout le monde.