Loches redevient un poil vivante ! Les beaux jours y font beaucoup ! Je dis bien un poil car ça reste Loches. Les gens ne sortent pas après 20h, ou très peu. Le bar dont je vous parlais dans un article il y a un an a enfin mis de la Murphy's à la pression (bon c'est de la red et pas de la stout mais on peut pas tout avoir). Après, il reste fermé un Dimanche après-midi alors qu'il fait 22°C. Je ne comprendrai jamais la logique de ce bled !
J'ai donc profité de ce beau Dimanche non travaillé pour aller faire un tour dans les petits sentiers qui bordent Loches et rejoignent la ville voisine de Beaulieu-les-Loches. L'occasion de prendre quelques photos. J'ai toujours le vieux bridge de ma sœur, mais j'essaye de m'en servir correctement. Ce n'est pas toujours gagné !
Voici donc plusieurs clichés de Loches, de Beaulieu et de l'Indre qui coule le long des deux villes. Loches était la cité Royale alors que Beaulieu était plutôt une ville religieuse abritant des communautés. Même s'il y a eu beaucoup de dégradations (temps, occupation anglaise, révolution française), il reste un patrimoine architectural très joli mêlant le tuffeau et les caves troglodytiques.
Qui veut une petite maison ici?
Hiver tranquille assuré !
Un des nombreux lavoirs bordant l'Indre.
La Tour Saint Antoine, au centre de Loches.
L'église de Beaulieu s'est effondrée.
Avant la nef allait jusque sur la gauche de la photo,
en dessous du clocher.
Il nous observe depuis le mur de la mairie
de Beaulieu
Le pont qui relie Loches et Beaulieu.
Voila, bientôt des chroniques d'album, puis, je l'espère très bientôt, un soundcloud avec des productions musicales de votre serviteur.
Une petite histoire comme je les aime bien avant un prochain article avec un peu plus de nouvelles lochoises après un an en terre des rois de France.
Nous sommes le 20 Décembre 1943. Charlie Brown, pilote de l'US Air Force, vient d'effectuer un bombardement sur Bremen. Son avion, un B-17, Ye Olde Pub, est dans un piteux état. Le mitrailleur de queue est mort, d'autres membres d'équipages sont blessés, trois moteurs sur quatre sont en rades. Le système électrique est également touché, la carlingue est un gruyère. Les dommages sont occasionnés par le système anti-aériens au sol ainsi que par les chasseurs allemands.
Charlie Brown, blessé également, s'évanoui. Les dommages causés au système d'oxygène de l'appareil n'aident pas. Le B-17 perd de l'altitude et Charlie Brown reprend conscience à ce moment là. Il n'est plus qu'à 300 mètres du sol, et réussi à faire remonter la carcasse volante à 610 mètres, en direction de sa base de ralliement.
Au sol, un pilote de la Luftwaffe, Franz Stigler, qui s'était posé pour refaire le plein de carburant et de munitions, aperçoit le Ye Olde Pub étant donné que celui-ci n'est plus qu'à quelques centaines de mètres du sol.
Franz Stigler n'a plus qu'un B-17 à abattre dans son palmarès pour être chevalier de la croix de fer (à prononcer avec l'accent ya ! ).
A bord de son Messerschmitt, Franz Stigler arrive rapidement à hauteur du bombardier et s'attend aux ripostes des mitrailleuses de la "forteresse volante". Ces dernières restent muettes et le pilote allemand peut apercevoir le désastre à l'intérieur, les différents membres de l'équipage effrayés et mal en point entrain d'essayer de sauver le mitrailleur touché mortellement.
L'avion, dans un piteux état, sans moyen de se défendre, lui fit se rappeler une phrase d'un de ses anciens capitaines : "Tu es avant tout un pilote de chasse. Si j'entends que tu as descendu un homme en parachute, c'est moi qui te tuerais".
Renonçant alors à sa décoration et pris sans doute par de plus grands sentiments qu'un morceau de fer sur un uniforme, Franz Stigler tente de rentrer en communication avec l'avion de Charlie Brown, qui dans un premier temps ne saisi pas, et pense se faire descendre dans les secondes qui suivent. Franz Stigler continuera pendant quelques miles à voler à coté du B-17 pour l'escorter en dehors de la zone de conflit et lui permettre de regagner sa base. Arrivé à cette limite, le pilote allemand regarda Charlie Brown, le salua comme un soldat en salut un autre, et regagna l'Allemagne.
Il ne dit rien de cet événement. Charlie Brown pu regagner sa base avec le reste de son équipage.
Stigler, quelques années après la guerre, déménagea au Canada alors que Brown vivait à Miami. Ce dernier, interviewé durant un meeting sur son passé de pilote, raconta cette curieuse escorte et ce salut d'un pilote ennemi, quand on lui demande quelle fut la mission qui l'a le plus marqué.
Après plusieurs années de recherche à la suite de ce meeting, les deux pilotes ont pu se rencontrer et son devenus, entre 1990 et 2008, des amis très proches. Ils sont tous les deux décédés à quelques mois d'intervalle en 2008.
Voici pour conclure une chanson d'un groupe Suédois, Sabaton, intitulée No bullets fly, racontant cet événement.
En regardant dans mes quelques archives prévues pour ce blog, j'ai retrouvé quelques dessins qui, je le pense, devront plaire à certains. Il s'agit de deux dessinateurs, mêlant des éléments modernes, voire futuristes, avec un univers presque contemporain (siècle dernier).
Il ressort de ces œuvres des atmosphères assez particulières laissant libre cours à l'imagination cinématographique ou musicale.
N'hésitez pas à aller voir sur leur site respectif pour plus d'illustrations. Pour terminer, voici un groupe de rock progressif des années 70, qui a surement inspiré de nombreux artistes actuels tel que First Aid Kit, notamment dans leur façon de chanter qui revient à la mode. Le titre Mother Russia, irait à mon sens, très bien pour un James Bond.
Nous l'avons vu le mois dernier, la tendance générale dans la musique FM est de revenir aux sonorités des années 80. Cela demande souvent beaucoup de post-production, d'instruments virtuels, et de bidouillages électroniques. Même si je qualifierais certains de réels musiciens, artistes etc, il est bon de retrouver la simplicité d'un morceau purement acoustique. Après tout, n'importe quel tube, qu'il soit électro, rap, métal, rock, jazz, doit pouvoir se tenir parfaitement et sonner avec un simple duo guitare/voix ou piano/voix.
Voici donc quelques petites découvertes récentes. La première s'appelle Billie Marteen, une petite de 14 ans. Sa manière de chanter s'inscrit dans la mouvance actuelle du style, avec des accents à la first aid kit, mais elle n'en fait pas des tonnes, et ma foi, ça passe plutôt bien !
Skinny Living maintenant. Groupe du nord de l'Angleterre. Un brin cliché des groupes anglais beaux gosses en pull de laine, mais on peut noter une bonne maîtrise vocale et, ici également, sans en faire démonstration.
Je regrette juste le peu de place, dans cette session acoustique, laissé au violoncelle. En effet, d'autres arrangements auraient permis à cet instrument un rôle tout autre que de simples nappes de remplissage et auraient alors permis de donner plus de dimension au titre. Mais bon, je suis pénible.
Je n’écoute plus la radio.
Uniquement lorsque c’est elle qui vient m’agresser les oreilles. Lorsque je suis forcé de subir ses assauts, c'est surtout dans les magasins,
grandes surfaces ou encore dans les rues que cela se passe. J’ai alors l’impression d’entendre les mêmes choses qu’il y a un, deux, trois...dix ans.
Mêmes accords, mêmes mélodies de chant, mais paroles et chanteurs différents. Prenez par exemple Rolling in the deep de la « chanteuse » Adèle et chantez sur le refrain « Crazy » de Gnarls Barkley. Oh, ca marche.
Au foyer, nous ne sommes pas épargnés. Même si les personnes y vivant écoutent beaucoup de vieilles chansons (Claude François, Joe Dassin, Jean Jacques Goldman), les nouveautés du genre Katie Perry et consorts, Maitre Gims et les derniers tubes de Patrick Sebastien arrivent à passer les mailles du filet. Les vieilles ringardises (et non je n'ai pas mis Claude François dans les ringardises car musicalement ça reste bien fichu), Hervé Villard, Image, Modern Talking, parviennent aussi à se tailler une bonne part du gâteau. Avec certains enchaînements, je peux me croire à un mariage trad-trad, avec du alphaville, indochine parsemés de titres clubs du moment.
Je tiens à préciser que le bureau de l'équipe donne directement sur la seule et unique salle commune pour tous les résidents. Lieu de tentions, de disputes. Imaginez vous: une seule télé ou grand écran et une seule chaine hifi pour 40... Heureusement ils ont tous dans leur chambre ce qu'il faut, mais avez vous envie de passer tous vos temps en dehors de vos activités dans 12m²?
Il est assez difficile de travailler en écoutant de la musique, mais tenter de rédiger un courrier pour une tutelle, passer un coup de téléphone à une famille ou en service psy avec, à coté, "il faiiiiiiiit chauuuuuuuuuuuuuud " de Patrick Sébastien, ou pire, "Stop, où est mon destop, j'ai repeint mes ch**ttes" de Maitre Gims relève du défi.
De temps à autre, une "musique" démarre, et il me semble alors reconnaître un gimmick, un leitmotiv d'un vieux hit d’euro-dance, ou des années 80. Pourtant, le reste est très différent.
De fait, la tendance actuelle (depuis quelques années déjà), c’est de revenir aux années 80. Une timide tentative a été faite dans le secteur stylistique vestimentaire, mais, bizarrement, cette initiative n'a pris que dans certains milieux.
En musique, les plus flemmards, (Madonna, Rihanna
qui repompe tout ses airs ailleurs, Florida...) utiliseront des samples déjà tout
fait d’anciens tubes de cette époque. Ils comptent ainsi sur le coté nostalgique des
moins jeunes d’entre nous connaissant l’original ainsi que l’inculture crasse
des nouvelles générations qui y verront un nouveau tube imparable démontrant le
talent de leur artiste préféré.
Petits exemples:
La reine du vol musical :
(Vous aurez reconnu l'instrumental d'une reprise déjà célèbre de Gloria Jones par Soft Cell, Tainted Love)
Pour ceux qui travaillent un peu plus,
vous avez Bruno Mars qui semble réarranger du Police, Michael Jackson ou Earth Wind and
Fire,voire Jamiroquai en permanence avec des titres qui nous rappellent tous quelque chose. Toutefois, ils ont peut
être l’originalité d’être de nouvelles compositions. On est d’accord, ça reste
de la soupe.
Dans ceux qui se creusent un peu
plus la soupière, la tendance est également la même. A savoir un retour aux
sonorités eigthies mais avec un souci de modernité et d’originalité. Kavinsky avec son titre Nightcall qui n’est pas sans rappeler le titre Fade to
Grey de Visage, du moins dans l'atmosphère qui s'en dégage, en est un exemple :
Le son est un petit plus "puissant" mais il est aussi d'actualité de gonfler toutes les prods pour donner un coté lourd et percutant. Ce procédé, j'en parlerai dans un autre article.
Voici également un petit groupe
écossais, Chvrches, qui fleure bon cette époque fluo, mais avec une certaine
fraicheur. Je vous conseille d’ailleurs leur album qui, malgré un manque de
souffle dans sa deuxième partie, recèle quelques très bons morceaux :
Si ces petits là passent près de chez vous, foncez les voir !
Voilà je vous dis à très bientôt pour un nouvel article, bon mois d'Août à vous.
Chers amis, me voici dorénavant avec une connexion internet stable et rapide. En effet depuis plusieurs mois, je ne captais plus aucun hotspot, j'ai donc franchi le pas en m'offrant un abonnement comme tout à chacun.
A très vite donc, car cette absence m'a laissé le temps de cogiter sur pas mal de sujets d'articles.